Home | Our news | Prévision de la demande d’aide alimentaire au Québec : étude économique et nouvelles projections pour 2026-2028
*This content does not exist in English. Here is the content in French.
Announcement
20 January 2026

Prévision de la demande d’aide alimentaire au Québec : étude économique et nouvelles projections pour 2026-2028

Devant la hausse récente importante des demandes d’aide alimentaire, nous avons mandaté Aviseo Conseil pour développer et actualiser le modèle de prévision de la demande d’aide alimentaire, de manière à produire de nouvelles projections pour l’horizon 2026-2028. 

L’année 2025 confirme la tendance à la hausse des besoins en aide alimentaire, avec 3 119 842 demandes comblées mensuellement par l’ensemble des services selon notre dernier Bilan-Faim. Un niveau record une fois de plus. Depuis 2019, la demande d’aide alimentaire a augmenté de 61 %Une accélération marquée du nombre d’aides fournies a été observée entre 2021 et 2024, liée aux pressions économiques intenses au cours de la période. Que nous réserve l’avenir?

Le modèle de prévision développé par Aviseo prévoit que les demandes d’aide alimentaire atteindront 3,9 millions en 2028.

Les prévisions réalisées par Aviseo indiquent que la demande d’aide alimentaire continuera d’augmenter entre 2026 et 2028, pour atteindre 3,9 millions de demandes d’aide alimentaire mensuelles en 2028. Si le rythme moyen est plus modéré qu’en 2023 et 2024, ces prévisions mettent encore plus sous pression un réseau déjà à bout de souffle. Cette croissance sera notamment soutenue par la croissance naturelle de la population et de l’immigration. 

«Aujourd’hui, un Québécois sur cinq vit en situation d’insécurité alimentaire. À quel moment notre société jugera-t-elle que cette proportion est tout simplement trop grande ?»

– a souligné Martin Munger, directeur général de Banques alimentaires du Québec.

Les pressions sur les organismes sont multiples: il faut plus que des denrées pour les aider à répondre à la demande.

Les constats recueillis sur le terrain confirment un sentiment d’essoufflement, les organismes devant composer avec une demande croissante et des ressources financières, humaines et matérielles insuffisantes. En plus du manque de dons et de l’insuffisance des budgets, les organismes signalent aussi des contraintes logistiques importantes comme le manque d’espace ou d’équipement, ainsi qu’un manque de main-d’oeuvre bénévole et salariée.

«Nos organismes sont déjà sous une pression énorme. En cette année électorale, l’insécurité alimentaire doit être reconnue comme un enjeu majeur, et j’invite tous les partis à redoubler d’efforts pour mettre en place des solutions durables afin que personne au Québec ne soit forcé de choisir entre se loger et se nourrir».

– a exprimé Martin Munger.

Au cours des dernières années, le financement gouvernemental dédié à l’achat de denrées a joué un rôle déterminant. Il a permis de compenser les besoins grandissants et d’assurer un approvisionnement suffisant pour répondre à une demande en forte hausse.

Face aux résultats de l’étude et aux prévisions, ainsi qu’à l’augmentation constante des besoins, et dans l’attente de mesures durables, nous n’avons d’autre choix que de continuer de faire appel à ce financement afin d’assurer la poursuite de notre mission et d’alléger la pression qui pèse sur les organismes. 

Dans le cadre des consultations prébudgétaires, nous faisons la demande d’une enveloppe de 29,5 M$ par année pour l’achat de denrées, soit pour 2026-2027 et 2027-2028. Nous demandons également la reconduction du programme d’infrastructures à partir de 2027-2028, avec un investissement de 40 M$ réparti sur quatre ans et élargi aux organismes locaux. 

Consulter l’étude au complet en cliquant ICI